Oct 07

Cinq ans après l’adoption de la nouvelle loi en santé-sécurité du travail, les travailleurs et travailleuses exigent du vrai changement

Le 6 octobre, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrant.e.s (CTTI-IWC) a participé à un rassemblement devant les bureaux de la CNÉEST devant le Complexe Desjardins à Montréal, cinq ans après l’entrée en vigueur de la réforme québécoise de la santé et de la sécurité du travail.

La mobilisation réunissait notamment des membres de la CSD, de la CSN, de la CSQ, de la FTQ, de l’UTTAM ainsi que des groupes de défense des droits des travailleuses et travailleurs. Leur message était clair: le bilan de la réforme de 2021 ne doit pas se limiter à un exercice purement administratif. Il doit servir à corriger les reculs de l’application de l’ancienne loi et à renforcer les droits en matière de prévention, d’indemnisation et de reconnaissance des lésions et maladies professionnelles. FTQ

Cette mobilisation intervient alors que le nouveau gouvernement doit examiner la réforme cet automne. La loi prévoit que le ministre du Travail présente un rapport sur son application et sur la nécessité de maintenir ou de modifier ses dispositions. CNESST

Pour le CTTI, cet enjeu est particulièrement important pour les travailleuses et travailleurs non syndiqués, migrants et temporaires, nombreux dans les entrepôts, les usines, le nettoyage, la restauration et d’autres secteurs où les risques de blessures et les conditions de travail difficiles sont fréquents.

Le CTTI déplore surtout l’absence en pratique pour les travailleurs et travailleuses non-syndiqué.e.s, et malgré la lettre de la loi, du droit de participer à la prévention. Quand il n’y a pas de syndicat, il y a très rarement de représentants dûment élus et fiables à la prévention. Et sans représentants fiables et protégés de représailles, même un droit aussi fondamental que le droit de refuser un travail dangereux devient fiction. Car le travailleur, même s’il connaît le droit, a peur d’en faire usage.  

La santé et la sécurité ne doivent pas dépendre ni du statut migratoire, ni du type d’emploi, ni de la présence d’un syndicat. Chaque personne doit pouvoir se sentir citoyenne même pendant les heures de travail et rentrer chez elle après le travailen pleine santé.

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