Jan 15

Plan 2026 le gouvernement marchand de vies

Ce titre, issu d’une étude publiée par l’Institut d’analyse juridique de l’immigration CILA, n’est pas une simple formule. Il décrit une réalité vécue par des dizaines de milliers de travailleuses, travailleurs et étudiant·e·s migrant·e·s au Québec. L’étude démontre, preuves à l’appui, comment le discours sur la « capacité d’accueil » devient une arme politique pour retirer la stabilité et la dignité, et transformer l’immigration en machine à produire la précarité.

Au Centre des travailleurs et travailleuses immigrant·e·s, nous ne republions pas l’étude intégrale ici. Ses pages techniques cachent pourtant une vérité simple. Le gouvernement a choisi de gérer des vies humaines comme des marchandises jetables. Nous transformons donc cette analyse en cri politique qui met le doigt sur les blessures du plan.

Six points de rupture et ce qu’il faut faire maintenant.

  1. Destruction des voies vers la résidence permanente.
    Le plan réduit l’accès aux programmes de transition, piégeant des milliers de personnes dans un statut temporaire sans avenir. Il faut rouvrir toutes les voies rapides vers la résidence permanente pour toute personne qui vit et travaille au Québec.

  2. Imposition de plafonds arbitraires.
    Pour la première fois, des limites sont fixées aux admissions temporaires et permanentes. Il faut refuser cette logique de rareté et défendre l’immigration comme droit humain.

  3. Précarisation par le travail temporaire.
    Le système lie les personnes à un seul employeur et les expose au chantage et à la déportation. Il faut des permis de travail ouverts et un statut détaché de l’employeur.

  4. La langue comme arme politique.
    La protection du français est instrumentalisée pour exclure au lieu d’investir dans l’apprentissage. Il faut défendre le droit de vivre et travailler dignement sans ériger la langue en frontière.

  5. Attaque contre la réunification familiale.
    La réunification devient un privilège rare plutôt qu’un droit fondamental. Il faut la rendre possible dès l’arrivée.

  6. Division de la classe ouvrière.
    Le plan fabrique des catégories de travailleurs pour mieux diviser. Il faut bâtir une solidarité de classe au-delà des statuts et des origines.

Pour lire l’analyse complète, consultez l’étude publiée par le CILA.
https://cila.co/immigration-in-quebec-at-a-crossroads-a-critical-analysis-of-the-2026-quebec-immigration-plan/

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