Le quinze novembre le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants a tenu son Assemblée nationale du Conseil des travailleurs réunissant des travailleuses des travailleurs et des organisateurs venus du Saguenay Lac Saint Jean du Bas Saint Laurent de l Outaouais de Montréal et de la Ville de Québec pour une journée complète de discussions de coordination et de planification collective.
Dès le début les travailleurs et travailleuses migrants les dirigeantes communautaires les organisateurs et organisatrices ainsi que les comités sur les lieux de travail ont consacré de longues heures à analyser l impact de la crise économique mondiale sur les mouvements migratoires et la manière dont les politiques récentes au Canada renforcent la précarité et les inégalités. Les participantes et participants ont établi des liens directs entre la législation nationale et les réalités vécues dans leurs régions parmi lesquelles l expansion des programmes de travail temporaire l affaiblissement des protections fondamentales et la criminalisation croissante des personnes sans statut.
L assemblée a débuté par une session politique intitulée Néolibéralisme Migration et Projet de loi C deux. L organisateur communautaire Mostafa Henaway a présenté les effets du projet de loi qui durcit les frontières renforce la surveillance et restreint davantage l accès à la résidence permanente. Les travailleuses et travailleurs ont partagé des expériences directes d exploitation liées aux permis fermés à la sous traitance et à l influence grandissante des agences de placement temporaire.
Les comités des travailleurs et travailleuses d entrepôts des agences de recrutement et de placement du Comité des femmes ainsi que les équipes d organisation de Québec Gatineau Rimouski et Chicoutimi ont échangé des mises à jour de campagne créant un espace où les stratégies régionales se rejoignaient et où les participantes et participants ont mis en lumière des victoires des défis et des leçons importantes.
À midi les participantes et participants ont rejoint la mobilisation du Mois d action devant le sept mille soixante quinze rue Saint Hubert. Le rassemblement appelait à la régularisation au statut permanent et à la fin de la stigmatisation des migrant·e·s. L après midi a été consacrée à développer une stratégie collective pour les prochaines étapes de l organisation.



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