Le samedi 7 février les villes de Montréal Québec Sherbrooke Saguenay Gatineau Trois Rivières et Rimouski ont connu une vaste vague de mobilisations réclamant le rétablissement du Programme de l’expérience québécoise PEQ. Dans un froid glacial que le gouvernement aurait voulu réduire au silence les rues étaient portées par la présence humaine la colère et la détermination. Ces manifestations n’étaient ni des chiffres ni des foules passagères mais un cri collectif contre une politique qui traite des vies humaines comme de simples dossiers administratifs
Contrairement au discours officiel ces mobilisations ont démontré que la population du Québec n’est ni aveugle ni indifférente à la situation de milliers de familles qui ont investi leur vie ici. Elles ont enraciné leur avenir dans cette société élevé leurs enfants travaillé payé des impôts et contribué à l’économie et au tissu social. Pourtant le ministre de l’Immigration Jean François Roberge leur répond qu’aucune garantie de rester ne leur est accordée
Nous faisons face à une politique idéologique et punitive qui rompt une promesse faite aux travailleuses travailleurs étudiantes étudiants et familles. Le respect de la parole est le fondement de toute légitimité politique mais le gouvernement du Québec a choisi de piétiner ce principe en abolissant le PEQ. Cette décision a uni bien au delà des personnes directement touchées la société civile les chambres de commerce les employeurs les syndicats plusieurs maires villes et de nombreux citoyens qui affirment d’une seule voix que l’abolition du PEQ est une mauvaise idée dangereuse pour tous
Il ne s’agit ni d’un ajustement technique ni d’une réforme administrative. C’est un changement brutal des règles en cours de route. Plus encore ce n’est pas un jeu. Il est question de destins humains d’enfants et de l’avenir de familles entières. C’est pourquoi la revendication est claire l’adoption immédiate d’une clause de protection pour toutes celles et ceux qui ont bâti leur vie sur les promesses de l’État
Beaucoup des personnes touchées sont syndiquées et travaillent dans des secteurs essentiels de la santé à l’industrie et aux services. Les attaquer c’est attaquer l’ensemble de la classe ouvrière et sa solidarité. Notre lutte ne s’arrêtera pas. Nous continuerons à dénoncer et à combattre cette décision dans la rue dans les médias et partout où cela sera nécessaire jusqu’à son retrait. La justice ne se gèle pas. La dignité ne s’abolit pas par décret.



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