Juil 15

Blâmer les migrants ne résoudra pas une crise systémique

L’appel du chef conservateur Pierre Poilievre à imposer un « plafond très strict » à l’immigration est à la fois trompeur et nuisible. En blâmant les nouveaux arrivants pour la pénurie de logements et le chômage des jeunes, il détourne l’attention des véritables causes : des décennies de politiques économiques néolibérales et un marché immobilier déréglementé, dominé par la spéculation.

La crise ne résulte pas d’un trop grand nombre de personnes – elle découle d’un système conçu pour servir les profits, non les besoins humains.

Les travailleuses et travailleurs migrants ne sont pas responsables de la crise du logement – ils en sont parmi les premières victimes.

Réduire l’immigration tout en ignorant l’exploitation systémique des travailleurs temporaires ne fait qu’aggraver les inégalités.

Présenter les migrants comme un problème divise la classe ouvrière et protège les véritables responsables.

Plutôt que de faire des migrants des boucs émissaires, nous devons lutter pour des protections du travail renforcées, des investissements publics massifs dans le logement, et la reconnaissance du rôle essentiel des migrants dans notre société.

Autres articles d'intérêt

La nouvelle réalité de l’immigration au Québec

Le mois de juillet 2026 marque une nouvelle étape importante dans l'évolution du système d'immigration canadien. Si les gouvernements fédéral et québécois présentent ces mesures comme de simples réformes administratives, elles s'inscrivent en réalité dans une stratégie politique et économique plus large visant à gérer l'immigration avant tout en fonction des besoins du marché du travail, tout en renforçant le contrôle sur les travailleuses et travailleurs migrants temporaires, les demandeurs... En savoir plus →

20 000 travailleurs enflamment les rues de Montréal

Samedi dernier, le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants a participé à une manifestation massive au centre ville de Montréal, où plus de 20 000 travailleurs et travailleuses issu·e·s de syndicats et d’organisations communautaires sont descendu·e·s dans la rue à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs. La marche a rassemblé syndicats, mouvements sociaux et étudiant·e·s dans une démonstration claire de résistance face à la détérioration des conditions de travail... En savoir plus →

1er mai à Montréal Organiser la riposte, pas célébrer

Vendredi dernier, des dizaines de travailleuses et travailleurs migrant·e·s ainsi que leurs allié·e·s se sont rassemblé·e·s à la station de métro Parc à Montréal pour marquer le 1er mai avec un esprit de lutte clair. Ce n’était pas une célébration, mais un moment d’organisation et de résistance contre l’exploitation, le vol de salaire, le racisme et les déportations. Ce rassemblement s’inscrivait dans la continuité historique de Affaire de Haymarket, rappelant... En savoir plus →

Québec 257 morts. 43 à Montréal. Un système qui tue.

Devant les bureaux de la CNESST à Montréal, les voix des travailleuses et des travailleurs ont rempli l’espace. Nous étions présents, en tant que Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, aux côtés de UTTAM, de la CSN Construction et de l’Alliance syndicale de la construction. Nous ne sommes pas venus seulement pour déposer des fleurs ou rappeler des noms. Nous sommes venus dire clairement que ces morts ne sont pas... En savoir plus →