IWC-CTI

Le Devoir Lettre – Et la précarité des emplois?

Lettre – Et la précarité des emplois?

Manon Camiré – Le 28 août 2012 31 août 2012 Québec

Dans cette campagne électorale, on nous parle de corruption, on se crêpe le chignon, mais on ne parle pas des réalités qui sont moins accrocheuses.

On ne nous parle pas de la honte qu’une société riche comme la nôtre ait recours aux banques alimentaires pour aider les plus démunis, qui sont de plus en plus des travailleurs. Elles sont d’ailleurs souvent renflouées par des travailleurs qui sont à deux chèques de paie de la mendicité.

On ne nous parle pas du scandale des agences de placement temporaire qui oeuvrent impunément, sans aucune règle, et qui jouent un rôle important dans la précarité du travail. De plus en plus, les entreprises ont recours à ces agences pour leur trouver des employés «jetables». Ces agences sont souvent insolvables, ne sont pas régies par les lois du travail. Il faudrait au minimum qu’elles aient à obtenir un permis et que les droits des travailleurs soient respectés.

On ne nous parle pas trop des travailleurs migrants qui n’ont pas voix au chapitre et qui, malgré le fait qu’ils paient leur dû à notre société par l’entremise des déductions sur leur bas salaire, n’ont pas droit à tous les services.

On nous parle de création d’emplois. On ne parle pas du fait que les emplois bien rémunérés ont été remplacés par des emplois à bas salaire. Quand les journalistes annoncent les chiffres des emplois créés, ils devraient être obligés de mentionner la catégorie de salaires dans laquelle ils se trouvent. Certains dirigeants auraient moins le goût de se péter les bretelles.

Exigeons de nos futurs dirigeants une société plus juste et qui respecte les travailleurs. Allons voter le 4 septembre.

Lettre – Et la précarité des emplois?

Manon Camiré – Le 28 août 2012 31 août 2012 Québec
Dans cette campagne électorale, on nous parle de corruption, on se crêpe le chignon, mais on ne parle pas des réalités qui sont moins accrocheuses.

On ne nous parle pas de la honte qu’une société riche comme la nôtre ait recours aux banques alimentaires pour aider les plus démunis, qui sont de plus en plus des travailleurs. Elles sont d’ailleurs souvent renflouées par des travailleurs qui sont à deux chèques de paie de la mendicité.

On ne nous parle pas du scandale des agences de placement temporaire qui oeuvrent impunément, sans aucune règle, et qui jouent un rôle important dans la précarité du travail. De plus en plus, les entreprises ont recours à ces agences pour leur trouver des employés «jetables». Ces agences sont souvent insolvables, ne sont pas régies par les lois du travail. Il faudrait au minimum qu’elles aient à obtenir un permis et que les droits des travailleurs soient respectés.

On ne nous parle pas trop des travailleurs migrants qui n’ont pas voix au chapitre et qui, malgré le fait qu’ils paient leur dû à notre société par l’entremise des déductions sur leur bas salaire, n’ont pas droit à tous les services.

On nous parle de création d’emplois. On ne parle pas du fait que les emplois bien rémunérés ont été remplacés par des emplois à bas salaire. Quand les journalistes annoncent les chiffres des emplois créés, ils devraient être obligés de mentionner la catégorie de salaires dans laquelle ils se trouvent. Certains dirigeants auraient moins le goût de se péter les bretelles.

Exigeons de nos futurs dirigeants une société plus juste et qui respecte les travailleurs. Allons voter le 4 septembre.

Lettre – Et la précarité des emplois?

Manon Camiré – Le 28 août 2012 31 août 2012 Québec

Dans cette campagne électorale, on nous parle de corruption, on se crêpe le chignon, mais on ne parle pas des réalités qui sont moins accrocheuses.

On ne nous parle pas de la honte qu’une société riche comme la nôtre ait recours aux banques alimentaires pour aider les plus démunis, qui sont de plus en plus des travailleurs. Elles sont d’ailleurs souvent renflouées par des travailleurs qui sont à deux chèques de paie de la mendicité.

On ne nous parle pas du scandale des agences de placement temporaire qui oeuvrent impunément, sans aucune règle, et qui jouent un rôle important dans la précarité du travail. De plus en plus, les entreprises ont recours à ces agences pour leur trouver des employés «jetables». Ces agences sont souvent insolvables, ne sont pas régies par les lois du travail. Il faudrait au minimum qu’elles aient à obtenir un permis et que les droits des travailleurs soient respectés.

On ne nous parle pas trop des travailleurs migrants qui n’ont pas voix au chapitre et qui, malgré le fait qu’ils paient leur dû à notre société par l’entremise des déductions sur leur bas salaire, n’ont pas droit à tous les services.

On nous parle de création d’emplois. On ne parle pas du fait que les emplois bien rémunérés ont été remplacés par des emplois à bas salaire. Quand les journalistes annoncent les chiffres des emplois créés, ils devraient être obligés de mentionner la catégorie de salaires dans laquelle ils se trouvent. Certains dirigeants auraient moins le goût de se péter les bretelles.

Exigeons de nos futurs dirigeants une société plus juste et qui respecte les travailleurs. Allons voter le 4 septembre.