(english below)
Les temps changent: on s’ajuste et on avance! Appel annuel 2010 du
Centre des travailleurs et travailleuses immigrants
Il y a une dizaine d’années, le Centre des travailleurs et
travailleuses immigrants (le CTI) fut fondé par un groupe de partisans
et de travailleurs étrangers. Aujourd’hui, notre nouveau bureau
bourdonne d’activité. Nous avons déménagé en février, durant l’un des
jours les plus froids de l’hiver, dans nos nouveaux locaux sur la rue
Van Horne, près du métro Plamondon, dans l’un des quartiers
populaires de Côte-des-Neiges qui figure parmi les plus diversifiés de
Montréal. Nous vous invitons à venir nous visiter si ce n’est pas déjà
fait. Et maintenant, alors que la température se réchauffe à
l’extérieur et à l’intérieur de nos bureaux, nous vous écrivons pour
solliciter votre soutien continu pour les mois et les années à venir.
C’est une période occupée mais très stimulante pour le CTI. Avec
environ 200 appels par mois, il y a un nombre sans cesse croissant de
travailleurs qui viennent à notre bureau pour demander soutien et
conseils. Beaucoup de leurs expériences sont choquantes, alarmantes et
inquiétantes. Mais ils trouvent le courage de défendre leurs droits et
leur dignité, avec le soutien du CTI. Aujourd’hui, nous vous écrivons
pour vous inviter à faire partie d’une initiative
passionantepassionante pour soutenir le travail quotidien de cette
organisation dynamique qui défend les droits des travailleurs immigrés
au Québec. En devenant un donateur régulier au CTI, par un petit don
mensuel, vous pouvez faire en sorte que notre travail essentiel se
poursuive.
Dans la dernière année, nous avons travaillé avec un nombre croissant
de travailleurs-euses immigrés qui arrivent au Centre après avoir été
embauchés par des agences d’emploi, pour être ensuite licenciés par
des entreprises qui leurs doivent toujours des salaires. Le CTI a
récemment aidé à coordonner une campagne d’environ cinquante
travailleurs, principalement d’Afrique du Nord et d’Amérique latine,
qui avaient été embauchés dans de cette voiefaçon par une entreprise
de réparation de téléphonie portablecellulaire qui a reçu un
financement du gouvernement pour intégrer les nouveaux immigrants dans
la population active. Par la suite, la compagnie a fermé ses portes
alors qu’elle devait encore des milliers de dollars en salaire à ses
employés. LE CTI et les Travailleurs et travailleuses unis de
l’alimentation et du commerce (TUAC)l’Union des travailleurs en
Alimentation et en Commerce a ont lancé une campagne publique, en
organisant une manifestation en facedevant les bureaux d’Emploi Québec
pour dénoncer cette situation. Ils ont également encouragé le dépôt de
plaintes collectives en éregard aux salaires qui leur sont dus. La
Commission des normes du travail a jugé que les travailleurs ont en
effet droit à cet argent, et, avec le soutien de l’IWCCTI, ils ont
reçu 50% du salaire qui leur revient de droit. Et la lutte continue.
Au CTI, chaque jour, nous voyons la lutte des travailleurs et
travailleuses que nous soutenons au jour le jour – que ce soit sur une
base individuelle ou collective – et cela nous donne une vuedans une
perspective d’ensemble qui dévoile une situation très inquiétante.
LAvec zèle, le gouvernement Harper fait la promotion zélée de’un
programmes basé sur un système de recrutement de travailleurs
étrangers temporaires (comme les gastarbeiters de l’Europe).invités.
Ceci permettrait d’enraciner encore plus l’exploitation d’une
sous-classe de travailleurs immigrants moins couteuse pouvant être
employé pour différents métiers.bon marché, et jetable. Sous le projet
pilote sur les travailleurs peu spécialisés de Citoyenneté et
Immigration Canada, ces travailleurs viennent labourer dans les champs
pour cultiver la nourriture que nous mangeons, travaillent sur la
chaîne de conditionnementproduction des abattoirsdes viandes,
travaillent en hôtellerie ainsi que dans d’autres secteurs, à unau
même moment oùou le nombre de personnes admises comme résidensts
permanents sont offertesdiminuegens. Par ailleurs, De plus, lle CTI a
appuyésupporté des travailleurs Philippins sous-traités qui sont
employé danspar une agence d’aménagement paysager, des ainsi que
travailleurs et travailleuses d’uneans compagnie de jeux vidéo et
d’autres, faisant face aux où on retrouve les mêmes genres
d’employeurs sans scrupules. Nous voyons de plus en plus de
travailleurs, engagésembauchés par des agences e travaild’emploi, et
qui sont laissés collectivement en souffrance de leur salaires; et au
final, ces travailleursils doivent sont obligés de se battre pour
être reconnus comme éligible à l’indemnité bénéficier dudu
licenciement collectif et à de l’assurance-emploi.
En effet, l’année dernière c’était la première fois que le nombre de
travailleurs étrangers temporaires qui arrivent au Canada dépassent
ceux et celles qui arrivent comme immigrants reçus. C’est pourquoi le
CTI voit l’éducation et la mobilisation concernant comme dles
interconnexions entre les cas de travailles dossiers individuels qu’il
traite, notresa campagne populaire pour gagner la couverture par lala
CSST (Commission d’indemnisation des travailleursde la santé et la
sécurité du travail) de couverture pour pour lles travailleusers
domestiques et les nouveaux immigrants au Québec, son soutien de
prendreau cas de travailleurs du textile mis à pied devant àla
Commission des Normes du Travail, le son soutien pour l’immigrationau
cas dlee statut à l’immigration/ avec et les des campagnes publiques
et le travail des médiasmédiatiques, lade sensibilisation, des
ateliersde lobbying et de a construction et le maintien desformation
de coalitions et des réseaux avec d’autres groupes, les et
communautés qui luttent pour un avenir plus juste, à Montréal, au
Québec , au Canada et à l’international. internationalement. Il est
essentiel de comprendre les liens Les connexions entre le local et le
global sont essentiels pour comprendre pour saisir le contexte, la
polémique et pour briser le sentiment d’isolement autour de ce que qui
peut parfois ressembler à des cas individuels, et pour élaborer des
stratégies sur la façon de monter une campagne collective efficace.
Le CTI, composé principalement de bénévoles, fait un énorme travail
pour soutenir les droits et la dignité de certains des travailleurs et
travailleuses qui sont parmi les plus exploités à Montréal et àau
Québec. Sa réputation et l’écho de ses succès s’est propagé à travers
d’autres villes, dans d’autres provinces du Canada et même à
l’étranger. Ce que le CTI a réussi à accomplir avec ses modestes fonds
est tout à fait incroyable.
C’est pourquoi nous vous demandons de nous rejoindre pour faire une
vraie différence en 2010 et dans les années à venir. Avec plus de
ressources, la capacité du Centre à répondre à la demande quotidienne
des travailleurs et travailleuses les plus vulnérables de la ville
serait grandement améliorée. Avec votre soutien, il y a tellement plus
qui peut être fait, et qui doit être fait, par exemple:
* Développer et renforcer le leadership denos programmes de
compétences etde nos matériels pédagogiques afin d’atteindrede
rejoindre et d’organiser plus de travailleurs et travailleuses
immigrés et de les organiser davantage.
* Engagermbaucher un organisateur-trice à plein temps pour répondre
aux besoins sans cesse croissant de travailleurs et travailleuses
immigrés à Montréal et travailler sur une campagne de salaire de
subsistance.
Sincères salutations
PS: Si vous désirez recevoir un reçu pour les fins d’impôt, faites
votre chèque payable à: Québec Institute for International Research
and Education (QIIRE). Si vous êtes intéressé à devenir un donatneur
ou une donatrice régulière du CTI, veuillez communiquer avec nous,
s’il vous plaît, nous le faire savoir. Vous pouvez faire des dons
mensuels, sous forme de chèques post-datés à l’ordre du vers QIIRE. Il
faut écrire «Centre des travailleurs et travailleuses immigrants»
dansà la ligne mémo.de référence à l’endroit du chèque.
Les chèques peuvent être envoyés au
Centre des travailleurs et travailleuses immigrants
4755 Van Horne, Suite 110
Montréal, Québec, Canada
H3W 1H8
Vous pouvez aussi faire votre don en allant sur le lien suivant :
www.iwc-cti.ca et en cliquant sur le bouton Donate
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Moving with the times…moving ahead.
The Immigrant Workers Centre Annual Appeal 2010.
Dear friend,
A decade after the Immigrant Workers Centre (IWC) was established by a
group of immigrant workers and supporters, our new office positively
buzzes with activity. We moved to our new premises on Van Horne, near
Plamondon metro, in one of Montreal’s most diverse, working-class
neighbourhoods of Côte-des-Neiges in February, on one of the coldest
days of winter. Come by to check it out if you have not already done
so. And now, as the temperature – outside and inside - is rising, we
are writing to you to seek for your continued support for the months
and years ahead.
These are busy, but very exciting times for the IWC. Fielding around
200 calls a month, a steadily increasing number of workers coming into
our office for support and advice. Many of their experiences are
shocking, alarming and disturbing. But they are finding the courage to
stand up for their rights and dignity, with the support of IWC. Today
we are writing to invite you to be part of an exciting initiative to
support the everyday work of this vibrant organization which defends
the rights of immigrant workers in Quebec. By becoming a regular donor
to the IWC, through a small, monthly gift, you can ensure that its
vital work continues.
In the past year, we have been working with a growing number of
immigrant workers who drop in to the centre after being hired by
labour agencies, only to be laid off by companies which still owe them
wages. The IWC recently helped to coordinate a campaign by around
fifty workers, mainly from North Africa and Latin America, who had
been hired in this way by a cellphone repair company which had
received government funding to integrate new immigrants into the
workforce, and then closed its doors, owing thousands in wages to the
workers. IWC and the Union of Food and Commercial Workers ran a
public campaign, including staging a demonstration in front of Emploi
Quebec to highlight the situation of these workers, and supported the
lodging of collective complaints for wages owed to them. The
Commission des normes du travail has ruled that the workers are indeed
entitled to this money, and, with IWC’s support, they have now
received 50% of the wages owed to them – and so the struggle
continues.
We at IWC see the day-to-day struggles of workers that we support –
whether on an individual or collective basis – in the context of a
bigger, very worrying picture. The Harper Government is zealously
promoting a system of guestworker programs which will further entrench
the exploitation of an underclass of cheaper, disposable migrant
workers in a range of jobs. Under Citizenship and Immigration
Canada’s low-skill pilot program (Pilot Project for Occupations
Requiring Lower Levels of Formal Training) these workers are labouring
in the fields to grow the food that we eat, working on the
meat-packing chain, hotel, and other sectors, at a time when getting
permanent residence is being offered to fewer people. IWC has also
supported mainly Filipino workers subcontracted to a landscape
gardening agency, and other workers working for a videogame company
facing a similar predicament by unscrupulous employers. What we’re
seeing are more and more workers hired by labour agencies suffering
collective non-payment, and being forced to fight for eligibility for
collective dismissal and EI.
Indeed, last year was the first time that the numbers of temporary
foreign workers arriving in Canada exceeded those arriving as landed
immigrants. That’s why the IWC sees education and mobilization about
the interconnections between its case-work, our grassroots campaign
for CSST (worker compensation board) coverage for domestic workers and
new immigrants to Quebec, support to take cases of laid-off garment
workers to the Commission des normes du travail, support work for
immigration/status cases with public campaigns and media work,
advocacy, workshops, lobbying and building and sustaining coalitions
and networks with other groups, communities which are struggling for a
more just future, in Montreal, across Quebec, Canada, and
internationally. Those connections between the local and the global
are key to understanding the context, and breaking the sense of
isolation around what sometimes seem like individual cases, and for
strategizing about how to mount an effective collective campaign.
The IWC, staffed mostly by volunteers, does an enormous amount of work
to support the rights and dignity of some of the most precarious and
exploited workers in Montreal and Quebec, and its reputation and news
of some of its victories has spread to other cities and provinces in
Canada and beyond. What the IWC achieves on very modest funding is
quite incredible.
So we are asking you to join us and make a real difference in 2010 and
beyond. With more resources, the Centre’s capacity to meet a daily
demand from some of the city’s most vulnerable workers – would be
greatly improved. With your support, there is so much more that can –
and must- be done, such as:
* Build our leadership development and education programs and
materials in order to reach and organize more immigrant workers.
* Hire a fulltime organizer to address the ever-growing needs of
immigrant workers in Montreal, and work on a living wage campaign
Sincerely,
PS: If you would like a tax receipt please make cheques payable to:
Québec Institute for International Research and Education (QIIRE). If
you are interested in becoming a regular donor to IWC, please let us
know. You can make monthly donations, in the form of post-dated
cheques out to QIIRE. Please write “Immigrant Workers Centre” in the
memo line.
Cheques can be mailed to the Immigrant Workers Centre:
4755 Van Horne, Suite 110
Montréal, Québec, Canada
H3W 1H8
You can also donate on line by going to www.iwc-cti.ca and clicking on
the donate button.
–
Centre des Travailleurs et Travailleuses Immigrants
Immigrant Workers Center
4755 ave. Van Horne, Suite 110
Montreal, Quebec
H3W-1H8
Phone: (514)342-2111 Fax: (514)227-2268
http://iwc-cti.ca

